Retrouvez le point-presse de Pablo Correa et Zakaria Ztouti pour le match face à Clermont ce vendredi !
Sur la victoire
La victoire coûte cher en haut et en bas, pas au milieu. La victoire représente toujours quelque chose, mais avec une incidence différente de journée en journée. Pour des équipes comme nous, dès que vous faites une victoire, vous marquez le coup. Il y a la data et les mathématiques qui sont venues se mêler là-dedans, mais pour être dans le réel, il faudra être présents sur ces matchs-là.
Sur le nombre de points à prendre
Dans une situation comme la nôtre, tous les points sont bons à prendre. Quand vous êtes dans une bagarre à 5-6 équipes, il faut se servir de tous les points. C'était moins important en début de championnat, aujourd'hui c'est ce que l'on recherche le plus.
Sur les matchs à l'extérieur
Nous avons peut-être perdu celui que nous méritions le moins de perdre. C'est cela, aujourd'hui, le paradoxe du football. À l'extérieur, nous avons été plus à l'aise, nous avons des acquis pour voyager et il faut entretenir cela, car nous allons encore sortir deux fois après Clermont. Il faudra être bien attentifs. J'imagine Clermont en train de se préparer à nous enfoncer dans cette lutte pour s'en sortir. Nous pensons de la même manière, même si nous sommes à l'extérieur.
Sur Clermont
Ils sont venus à Picot avec l'envie de jouer, chacun décide de sa manière de faire. Par moments, quand nous avons le ballon, nous n'avons pas la capacité de faire mal dans les transitions longues. Nous avons besoin d'autres choses et nous nous adaptons à nos qualités. Nous voyons avant tout le bien-être du club et l'importance capitale de rester en Ligue 2. Il faut avoir l'humilité nécessaire, car à une autre époque, le club envisageait les choses différemment. Il ne suffit pas d'un discours, il faut d'autres choses. J'ai vécu des montées, mais aujourd'hui, la réalité et notre présent sont que nous allons à Clermont avec la même importance que les déplacements à Boulogne, à Laval. C'est une opportunité d'avancer vers notre objectif.
Sur l'équipe
Nous avons le profil d'une équipe qui lutte avec ses qualités et ses défauts pour se maintenir. Nous avons un groupe attaché à cet objectif. Nous irons lutter à Clermont pour notre vie sportive. Si nous avions quelques points de plus, nous aurions pu nous relâcher et nous soulager dans les têtes, parfois même par le discours. Aujourd'hui, c'est tendu parce que l'enjeu est grand, parce qu'ils ont énormément travaillé pour revenir dans cette catégorie et nous ne voulons pas la perdre. La fin du championnat approche et tout le monde a cette satisfaction de vouloir bien faire. Même si c'est plus long, c'est dans le calme et la réflexion que nous allons y arriver.
Sur les absences
Kenzo Noël est blessé. Martin Sourzac joue avec l'équipe réserve. Bakari Camara a une petite gêne au genou. Sinon, nous sommes au complet avec le retour d'Adrian Dabasse et de Rayan Bamba.
Sur la manière de défendre
On recule, mais jouer bas n'est pas un problème. On l'a vu avec Arsenal hier soir, qui jouait devant sa surface à 0-0. La circonstance qui vous amène à jouer bas, c'est votre capacité à remonter le terrain et à aller jusqu'au bout. En deuxième mi-temps contre Saint-Étienne, nous n'avons pas pu amener le ballon loin devant pour différentes raisons. Nous avons pu le voir avec l'action de Martin Expérience. Ceux qui font l'effort de revenir doivent ensuite faire l'effort de remonter. Il y a eu des possibilités avec des espaces énormes, mais cela ne se fait pas comme ça. Si vous y parvenez, vous ralentissez la poussée de l'adversaire, mais nous n'y sommes pas arrivés. Cela a failli passer quand même, mais nous nous sommes exposés et l'adversaire ne nous a pas pardonné. Ce qui me dérange, c'est lorsque vous ne vous donnez pas ces possibilités.
Sur la fin de match contre Saint-Étienne
À un moment, il y a une des deux équipes qui n'a rien à perdre et qui va se déstructurer. Nous finissons le match avec un seul joueur qui a de l'expérience en Ligue 2. Ce n'est pas méchant, ce n'est pas pour rejeter la faute sur les joueurs, c'est pour essayer de trouver une explication à quelque chose de rationnel.
Sur la préparation du match de Clermont :
C’est un match à enjeu, nous devons tous les gagner. La préparation est optimale pour tous les matchs. Celui-ci est important au vu du classement, mais pas crucial car il restera encore des matchs. Nous allons tout faire pour revenir avec les trois points.
Sur la pression des matchs déjà joués :
La pression, il faut savoir bien la gérer. Il faut l’accepter. Une fois sur le terrain, il faut faire abstraction de ce qui nous entoure. Moi, je fais du foot, je fais ce que j’aime.
Sur le niveau de la Ligue 2 :
Il y a un écart entre la R1 et la Ligue 2, mais s’entraîner toute la semaine avec le groupe pro nous aide à connaître nos partenaires. C’est un championnat où nous pouvons gagner contre n’importe qui. Il y a un écart avec la R1, mais une fois que tu es dedans, tu fais ce que tu sais faire, peu importe l’adversaire en face.
Sur ses statistiques :
Les stats sont importantes. J’ai réussi à en avoir sur mes premiers matchs en tant que titulaire. L’objectif est de continuer pour aider l’équipe à gagner des matchs et poursuivre sur cette lancée.
Sur le schéma tactique :
Ce poste derrière l’attaquant est celui que je préfère. Dans ce système, c’est là où je m’épanouis le plus, car offensivement nous pouvons être libres. J’aime combiner avec mes coéquipiers et je prends plaisir à délivrer des passes.
Sur son positionnement en première mi-temps :
Nous avions vu que les pistons de Saint-Étienne montaient, donc nous devions être très hauts et essayer de trouver nos ailiers à la récupération. J’aime bien me positionner derrière la ligne du milieu et semer le doute pour voir ce qu’ils vont faire. Je voyais qu’ils ne savaient pas trop quoi faire, donc cela me permettait d’être souvent seul et de trouver les autres.
Sur ses coéquipiers :
Quand je reçois le ballon, je ne me retrouve pas esseulé avec des joueurs comme Zak', Brandon, Walid. Ils sentent le foot. C’est intéressant de jouer avec eux et d’aller vers l’avant.
Sur son aventure en Gambardella :
Oui, cette épopée en Gambardella m’a servi dans la gestion des émotions. C’est ce qui se rapprochait le plus du monde pro, donc sur plein de points cela m’a vraiment aidé. Je suis content d’avoir pu vivre cela.
Sur son ressenti :
Avant ma titularisation, cela faisait 3 mois et demi que je n’avais plus joué en Ligue 2. C’était compliqué car c’était ma première expérience en professionnel, je n’avais pas encore connu de période sans jouer. Cela m’a forgé. Il a fallu que je reste concentré et que je continue à travailler. Ensuite, j’ai réintégré le groupe et le coach m’a fait confiance. Maintenant cela marche bien, mais il ne faut pas oublier d’où je viens, donc je continue à bosser pour franchir un cap. Il fallait que je lui redonne cette confiance.
Sur ce qu’il apporte à l’équipe :
Je ne me prends pas la tête, je fais ce que je sais faire et je donne le maximum. Après, le coach fait ses choix. Que je joue ou que je ne joue pas, cela ne change rien : je vais continuer pour notre objectif qui est le maintien.
Sur sa forme physique :
J’ai encore beaucoup de travail à faire sur le plan physique, car j’aimerais tenir beaucoup plus longtemps sur les matchs. Après, c’est sûr que quand tu es dans une équipe qui n’a pas souvent le ballon et que tu joues contre de bonnes équipes, tu es obligé de travailler. Notre coach Gaston Curbelo en U18 nous disait : « Vous allez comprendre, quand vous allez aimer défendre, vous prendrez plaisir à vous faire mal », c’est ce que je fais aujourd’hui. Je prends plaisir à défendre. Et si toute l’équipe prend plaisir à défendre ensemble, cela ne peut qu’aller dans le bon sens. Nous avons fait une bonne première mi-temps contre Saint-Étienne. Sur la deuxième, nous avons beaucoup défendu, mais j’ai vu une équipe solidaire, qui défendait ensemble et c’est important pour la suite.
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