Arrivé cet été en provenance de Strasbourg, Ernest Seka aborde sa première saison nancéienne avec sagesse. Ce solide défenseur sait qu’il faut déjà construire une base solide avant de viser plus haut.
C’est évidemment toujours mieux de le gagner mais il n’est pas forcément représentatif de la saison à venir. Ce sont plutôt les cinq premiers matchs qui peuvent lancer un bon championnat. Il est donc important de ne pas se mettre trop de pression. Ce premier match doit d’abord nous permettre de bien conclure notre travail de préparation. Ensuite, il faudra regarder le contenu car c’est ça le plus important pour la suite.
Je n’ai aucun regret de quitter la Ligue 1 et suis persuadé d’avoir fait le bon choix en signant à Nancy. Dans la vie, il faut toujours avancer et je m’en donne les moyens. J’ai signé pour trois saisons avec l’objectif d’aider le club à remonter, mais pas forcément dès cette saison. Cette année, il faut commencer à bâtir une équipe solide et cohérente.

L’approche du club, son projet et ses ambitions. J’ai aussi été séduit par les discours du coach et du président. Cela me tient à cœur que le club compte sur moi. C’est une décision réfléchie.
Je suis un battant, mais ne veux pas faire de promesses, hormis celle de toujours me donner à fond pour le club que je sois bon ou mauvais. Je n’arrive pas à Nancy avec l’objectif de devenir un leader. Je ne vais pas changer mon mode de fonctionnement dans le vestiaire. Je veux rester moi-même. Ensuite, c’est sur le terrain qu’il faut tout donner !
C’est vrai, car ils vont être sur la dynamique de leur montée. Il y a trois ans, lors de leur première saison en National, Béziers était premier en décembre et en concurrence avec nous pour la montée. Ils vont être contents d’être là et se dire qu’ils n’ont rien à perdre. C’est à nous de montrer qu’on est chez nous et qu’il sera très dur de nous prendre des points cette saison à Marcel-Picot.

En Ligue 1, on connait à peu près les cinq premiers. C’est très différent en Ligue 2 ou en National où tout le monde peut monter. Il y a toujours des surprises. C’est aussi ça qui est beau dans le football.
Je n’ai malheureusement pas ces clés (sourire). Pour jouer quelque chose, il faut déjà s’en donner les moyens en restant focalisé sur son travail sans forcément regarder les autres équipes. Il faut prendre les matchs les uns après les autres et ne pas baisser les bras pour une ou deux défaites.