Dernière pépite du centre de formation à avoir signé professionnel, Yanis Barka profite de son ascension soudaine pour accélérer son apprentissage. À 19 ans, il semble avoir déjà tout compris des exigences du haut niveau.
Je commence à en prendre conscience. J’ai dû m’adapter à un autre rythme de vie. Les charges de travail sont plus importantes. J’étais ainsi beaucoup plus fatigué après les premières séances. Ça commence à aller mieux. Ce qui change également, c’est qu’il faut être bon tous les jours. La régularité est vraiment la clé du succès.
Cela m’est en effet arrivé. C’est toujours un peu bizarre d’être accosté par des inconnus, mais ça ne me dérange pas. Comme ils sont toujours très sympas avec moi, ça m’aide un peu car je suis quelqu’un de plutôt timide et discret. Je sors très peu de chez moi et profite essentiellement des moments de libre pour me reposer.
Mes parents sont très fiers. Ma mère m’avait préparé une belle surprise pour fêter mon contrat professionnel en réunissant une cinquantaine de personnes dans une salle des fêtes à Saint-Quentin. Il y avait ma famille, mes amis et quelques anciens entraîneurs d’équipes de jeunes. L’un d’eux m’a d’ailleurs offert mes premières licences.

J’ai toujours été raisonnable au niveau de la nourriture. Notre préparateur athlétique Arnaud Lesserteur nous avait donné un programme à suivre. Je l’ai fait avec Mathieu Preux, qui m’a entraîné à l’Olympique Saint-Quentin. Il aimerait bien devenir préparateur athlétique. C’était plus agréable de courir à deux et ça m’a même poussé à en faire un peu plus.
Leur présence m’a aidé à m’intégrer dans le groupe, même si j’ai aussi été très bien accueilli par les plus anciens. Ça fait deux ou trois années que je joue avec Amine (Bassi) et Malaly (Dembélé) et encore plus avec Abou (Ba), on a donc des automatismes sur le terrain. Quand je vois la position d’Amine, je sais s’il peut me la donner ou pas et ça m’aide pour les appels de balle. Je m’entends très bien avec lui sur et en dehors du terrain.
Ma mère m’a déjà dit qu’il lui arrivait de me confondre avec lui sur les plans larges (sourire). Nous avons un peu le même style. C’est un bon exemple à suivre et j’espère réussir la même carrière que lui. Je l’observe beaucoup à l’entraînement. Je m’inspire de son jeu dos au but et de ses déplacements.
L’attaquant argentin de l’Inter Milan Mauro Icardi, car il est toujours bien placé. C’est très important, car le plus difficile est de se créer des occasions, d’être au bon endroit au bon moment.

Je dois surtout prendre un peu de force pour être plus résistant dans les duels. C’est forcément plus costaud qu’en CFA 2 ! Ça passe par des séances de musculation mais aussi du travail solitaire avant les entraînements : des exercices de gainage, des abdos,…
Je voulais confirmer ma place à la pointe de l’équipe réserve, c’est-à-dire enchaîner un maximum de titularisations et de buts en CFA 2. Je ne pensais pas du tout à l’équipe professionnelle. C’était plutôt l’étape suivante pour la saison prochaine. Tout s’est accéléré. Je prends cela comme un bonus.
Je me concentre d’abord sur mes performances avec l’ASNL. J’ai envie de prendre du temps de jeu avec l’équipe pro et de gagner de l’expérience. C’est forcément formateur de disputer de grands matchs comme celui de Coupe de France face l’Olympique Lyonnais. Pendant le match, je n’y prête pas du tout attention mais une fois rentré chez moi, je me dis que j’ai quand même joué contre de grands joueurs comme Nabil Fekir !