Titulaire pour la première fois en Ligue 1 dimanche face à Sochaux, Fouad Rachid n'a pas tremblé. Il a d'ailleurs été l'un des meilleurs Nancéiens.
Je savais que le coach hésitait entre Distel (Zola) et moi pour la dernière place de titulaire au milieu de terrain. Il m’avait d’ailleurs demandé de me tenir prêt. La causerie a débuté à 15 heures à l’hôtel. Le coach a commencé par parler de l’équipe adverse puis a annoncé la composition du onze de départ. En attendant mon nom, j’ai ressenti un petit coup de stress. Mais cela n’a jamais été une pression négative. En sortant de la salle, j’ai envoyé rapidement quelques SMS à la famille et aux amis pour les prévenir.

Beaucoup de choses se sont bousculées dans ma tête, mais j’essayais de ne pas y penser. Je ne devais surtout pas rester seul dans mon coin. Je me suis juste un peu isolé une heure avant le coup d’envoi. Je voulais bien me concentrer. Et puis les cadres de l’équipe m’ont vraiment mis à l’aise. Youssouf (Hadji) était souvent derrière moi. Juste avant que l’arbitre donne le premier coup de sifflet, il m’a dit de jouer comme je m’entraîne.
C’était surtout de l’appréhension par rapport à l’environnement du match. Jouer devant 15 000 spectateurs, ce n’est pas rien ! Par contre, je ne pense jamais aux adversaires quand je suis sur un terrain.
C’est vrai que cela m’a tout de suite mis à l’aise. Juste après avoir réussi ce geste, je suis allé plus facilement demander le ballon. J’avais davantage confiance en moi. Surtout que je pense que c’était le bon geste à faire à ce moment-là. De toute façon, c’est venu sans réfléchir.
Je suis satisfait de mon match, mais pas du résultat ! Le chardon que les supporters m’ont décerné m’a aussi fait plaisir. Je pense toute de même que je me suis éteins au fil du match, car j’étais très fatigué. À ce niveau, les efforts sont beaucoup plus intenses au niveau des courses ou des replacements. C’est aussi plus usant mentalement, car il faut toujours réfléchir et analyser. Il n’y a jamais de temps mort.
Je dois plus appuyer mes passes, jouer plus vite et porter moins le ballon.
Cela m’a remis en confiance, vu que je n’étais pas dans le groupe lors des deux premières journées. Maintenant que j’ai été titulaire, je sais que le coach me fait confiance et je veux travailler pour lui rendre. J’aimerai bien sûr être titulaire à Lorient, mais je sais qu’il ne faut pas brûler les étapes. Participer au match, cela serait déjà très bien.
Face à un concurrent direct et dans notre position, nous sommes un peu dans l’obligation de gagner. Pour cela, on doit se créer plus d’occasions. Je pense qu’un nul ne serait pas un bon résultat. On ne doit pas se mettre trop de pression, car nous ne sommes qu’au début du championnat, mais on aurait quand même préféré mieux commencer…
