Saturday FC: Beaucoup de sacrifices

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Articles · 27/01/2014 à 09:30
27/01/2014 • 09:30

L’exemple allemand

« Pour les animations, on s’inspire de ce qui se fait à l’étranger et notamment en Allemagne. Au niveau organisation, ils sont à des années-lumière. Rien qu’en troisième division à Sarrebruck, c’est fantastique. On doit cependant s’adapter, car notre stade n’est pas toujours plein et les gens ne jouent plus trop le jeu sur les tifos feuilles. Peut-être qu’ils en ont une overdose, car on en a fait beaucoup à une certaine période. Pourtant, Flavien, le speaker, nous aide bien. On se limite désormais à notre secteur, hormis pour les grosses affiches où l’on va essayer de faire davantage. Les règlements de la LFP nous brident un peu, mais Nabil, le responsable sécurité du club, pourrait nous embêter pour beaucoup plus de choses. On travaille vraiment en parfaite collaboration avec lui. C’est très appréciable. On aimerait bien faire descendre quelque chose du toit de notre tribune, mais on n’a pas trouvé la solution. On a réfléchi à un système de poulie, mais c’est très compliqué. On y arrivera un jour, car on est plein de ressources. »

 

Constructeurs de puzzle

« Quand on prépare un voile pour recouvrir tout notre secteur, cela ressemble à un puzzle avec plusieurs pièces que l’on réunit à la fin. Quand il s’agit d’un grand tifo comme la saison dernière pour fêter les 15 années d’amitié entre Nancy et Sarrebruck, on travaille à Picot la nuit avec un projecteur. Nous avons évidemment l’accord du club. Trouver une idée ou un slogan n’est pas toujours facile. Un simple mot peut changer le message. On échange nos idées sur notre forum et on vote à main levée. On n’est pas toujours tous d’accord comme avant le match face à Clermont où certains voulaient soutenir le retour de Correa et d’autres remercier Gabriel. Ce sont ces derniers qui ont eu gain de cause. Graphiquement, nous avons beaucoup appris de nos erreurs après plusieurs réalisations assez moches (sourire). On commence à avoir une belle technique. C’est important de ne pas se louper, car c’est un gros investissement en temps, mais aussi en argent. »

De gentilles grands-mères

« La saison dernière, nos deux principales animations nous ont coûté environ 2 500€. On les finance grâce à quelques bénéfices lors des déplacements en bus ou lors de la vente de boissons, sandwichs et matériels les soirs de match. On préfère s’autogérer et ne rien demander au club afin de garder notre indépendance. L’ASNL a de toute façon d’autres dépenses prioritaires que les associations de supporters. L’autre gros budget concerne les déplacements avec une dépense d’environ 60€ en moyenne par personne. La plupart du temps, on loue des minibus pour éviter d’utiliser nos voitures personnelles. À Créteil, on est parti avec trois J9 et un sept places. Cela fait beaucoup de sacrifices financiers. Heureusement que les grands-mères sont gentilles (rires). »

 

24 heures de bus

« Si vous prenez 500 supporters, ils feront toujours plus de bruit à l’extérieur qu’à Marcel-Picot. En déplacement, on veut faire la démonstration. Avec la programmation des matchs le vendredi, c’est plus compliqué en Ligue 2. Certains ont déjà dû poser cinq RTT depuis la reprise du championnat. On est obligé de choisir nos déplacements. Mais quand on se décide sur un match, on essaye d’être tous disponibles. On voyage en général avec 25 fidèles et on complète les 30 places restantes du bus avec des occasionnels. Même si c’est notre passion et que cela contribue aussi à notre équilibre, c’est tout de même très fatigant. Après chaque déplacement, on jure même que c’est le dernier puis on repart quinze jours plus tard. C’est quand même très long de rentrer en voiture de Bordeaux après une défaite. Brest, je n’y vais plus ! C’est 24 heures de bus aller/retour avec un départ le vendredi à minuit et un retour le dimanche matin pour la messe ou Télé-Foot. »

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