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Présentation
 
  18 octobre 2007

De retour en défense centrale depuis le début de saison, André Luiz a rapidement fait oublier Pape Diakhaté et a imposé un style différent, basé sur l’anticipation et la technique. Désormais parfaitement intégré à la vie française, il revient sur les difficultés de s’intégrer au football français et évoque le match de dimanche contre Sochaux.

   
 

Est-ce que tu parles français aujourd’hui ?

Oui, je pense (sourire). Je n’ai plus de soucis en effet et me débrouille bien dans la vie courante. Cela a été un handicap quand je suis arrivé en France mais cela n’était pas le plus dur. Il fallait surtout s’intégrer et s’habituer au style de jeu du championnat de Ligue 1.

Il est d’ailleurs rare qu’un Brésilien donne sa pleine mesure lors de ses premiers mois en France…

Tous les Brésiliens connaissent le même problème lors de leurs premiers mois en France. Il faut au moins une quinzaine de matchs pour commencer à s’adapter. Par exemple, ici, quasiment toutes les équipes jouent le hors jeu ce qui est plus rare au Brésil. C’est aussi plus physique en France.

Aujourd’hui, si tu devais comparer l’André Luiz de Nancy et celui de l’Atletico Mineiro ?

Je pense que j’étais meilleur au Brésil car le jeu me convenait mieux. J’aime jouer tranquillement en utilisant ma technique. Ce n’est pas possible en France car il y a moins d’espaces et plus de pressing. Il faut jouer vite. Je m’adapte, mais je n’ai pas encore retrouvé le niveau qui était le mien en 2003. J’ai aussi peut-être perdu un peu de temps la saison dernière en jouant milieu défensif. Je viens de disputer huit ou neuf matchs de suite en défense centrale, c’est important et cela va me permettre de continuer à progresser.

Tu as aussi l’impression d’avoir progressé cette saison depuis le premier match à Rennes ?

C’est certain. En plus, lors des premiers matchs, il y a avait un peu de pression, car on m’attendait au tournant après le départ de Pape Diakhaté. Il fallait rassurer tout le monde.

Ce que vous vivez depuis le début de saison est assez exceptionnel…

Cela ne me surprend pas, car je connais bien notre groupe. Nous nous sommes bien préparés et avons emmagasiné de l’expérience la saison dernière en coupe d’Europe. Je pense que nous pouvons tenir toute la saison sur un rythme élevé. Kim a eu raison de parier sur l’ASNL pour le titre de champion. Moi, je n’ai pas souhaité réponse. Mais, j’y crois.

De match en match, vous élevez votre niveau de jeu. Est-ce que l’ASNL peut encore monter en puissance ?

Bien sur. Chaque match nous permet de progresser. Ce collectif, c’est notre force. On fait tout ensemble : défendre et attaquer. C’était un peu pareil à l’Atletico Mineiro où il y avait déjà un collectif très soudé et des joueurs comme Sébastien Puygrenier ou Jonathan Brison qui me faisaient tout le temps rigoler.

On a beaucoup parlé du but de Kim à Monaco…

C’est un très beau but, mais cela ne m’étonne pas, car je savais qu’il en était capable. Il en a d’ailleurs marqué un semblable quand nous jouions ensemble au Brésil. Kim est très doué techniquement, mais aussi très puissant. On peut s’attendre à tout quand il a le ballon.

La bonne nouvelle de la semaine, c’est le premier footing d’Adailton…

Je suis content pour lui, car il vient de vivre des moments très difficiles. Nous sommes arrivés en France ensemble et j’espère qu’il va bientôt nous rejoindre dans le groupe pro. Avec Kim, on parle souvent avec lui et on l’encourage.

   
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