Laurent Abergel n’a pas hésité à acheter un bonnet et une paire de gants pour venir s’installer en Lorraine. Malgré des résultats décevants, l’ancien joueur d’Ajaccio ne regrette pas son choix et promet des jours meilleurs.
Je savais que les températures seraient en baisse, mais je n’ai pensé qu’au sportif. Je voulais franchir un palier et c’était le cas en quittant Ajaccio pour Nancy. J’avais aussi envie de voir autre chose. Même si notre saison est très compliquée et que mon ancien club marche très bien, je ne suis pas déçu. Il faut assumer ses choix et regarder vers l’avant. J’espère que ça paiera par la suite.
Ça ne change rien pour le sportif. Quand il fait froid, tu mets un bonnet et tu enfiles une paire de gants. Les dix premières minutes sont plus difficiles, mais on oublie vite. On bénéficie aussi de belles installations avec notamment une salle d’entraînement. Cela peut en revanche avoir une incidence sur le moral. C’est dur de ne plus voir beaucoup le soleil !
C’est le plus difficile. On en parle beaucoup avec ma femme. Je ne m’en plains pas, car cela fait partie des sacrifices que doit faire un footballeur. C’est un choix que j’assume et je suis très content d’être ici à Nancy. De toute façon, je suis plutôt casanier. J’ai visité un peu la région pour sortir du quotidien (la place Stanislas, le zoo d’Amnéville), mais quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, on n’a pas trop envie de sortir. On n’en profite pas, car on n’a pas l’esprit libéré. Même s’il faut faire la part des choses, le moral est étroitement lié aux résultats sportifs.

Ce n’est souvent pas bon signe quand il y a un changement d’entraîneur. Ensuite, j’ai été alerté par des faits de matchs qui ne tournaient jamais à notre avantage avec des scénarios vraiment incroyables.
J’ai du mal à savoir ce qu’est une descente en Ligue 2. Il est certain que je ne suis pas arrivé dans un groupe où il y avait énormément de confiance. Ça vit en revanche très bien dans le vestiaire. C’est important, car c’est une vraie source de force. On doit absolument être solidaire pour s’en sortir.
C’est certain. Je prends l’exemple d’Ajaccio, qui a certes réussi un bon recrutement, mais qui profite également de l’expérience acquise lors d’une ou deux saisons un peu compliquées. Cela va nous faire grandir aussi bien individuellement que collectivement. Il faut juste sortir de cette mauvaise passe le plus rapidement possible pour se donner les moyens d’en profiter lors des saisons à venir.