Détonateur de la première victoire nancéienne lors du dernier match à Marcel-Picot, Amine Bassi possède une frappe de balle redoutable. C’est aussi un milieu virevoltant qui apprécie d’évoluer dans un rôle d’électron libre.
Le premier match est toujours important pour un jeune. Cela m’a fait bizarre d’entrer sur la pelouse à côté de Falcao. J’avais beaucoup de stress mais me suis senti à l’aise dès mes premiers ballons. J’ai essayé de relativiser et de jouer mon football. Le coach m’avait choisi pour mes qualités et je ne devais rien changer. Je pense avoir marqué des points. Ce match a aussi beaucoup compté pour rassurer le club.
Ça m’a en effet enlevé beaucoup de doutes. Je ne pensais pas avoir le niveau face à une équipe comme Monaco. J’ai ensuite continué à travailler pour pouvoir rejouer. Dans la foulée, j’ai signé mon premier contrat professionnel d’une durée de trois ans. C’est une belle marque de confiance de la part du club. Après seulement deux saisons au centre de formation, c’est beau !
J’ai d’abord joué dans mon club de Bezons en région parisienne. Notre équipe U17 évoluait en première division de district. J’ai ensuite rejoint le Racing Club de France en U17 nationaux et constaté que j’avais le niveau face à des équipes de centres de formation. J’ai commencé à penser à une carrière pro. Après trois mois avec Épinal en U19, j’ai signé stagiaire avec l’ASNL.

J’ai toujours aimé orienter le jeu, trouver la dernière passe. Il m’est aussi arrivé d’évoluer ailier gauche mais je rentrais tout le temps dans l’axe (sourire). J’ai besoin de libertés et de toucher beaucoup le ballon pour me sentir bien.
J’ai passé beaucoup de temps sur le city stade en bas de chez moi. Le football était d’abord un immense plaisir. Je me levais à 8 heures pour aller taper dans le ballon. On jouait entre potes ou face à d’autres cités. Il fallait bouger partout, défendre, attaquer. Ça m’a beaucoup servi.
Je suis un grand fan de Zinedine Zidane. J’avais des posters de lui dans ma chambre et même un maillot de l’équipe de France 98 floqué à son nom. Je n’avais pourtant qu’un an quand les Bleus ont gagné la Coupe du Monde (sourire). J’ai regardé beaucoup de vidéos de lui. Ses contrôles et ses prises de balle sont un vrai régal !
J’ai encore des lacunes sur le plan défensif. C’est important de bien défendre même à mon poste. C’est un plaisir quand tu aides un coéquipier en difficulté. C’est ça une équipe ! Je dois aussi prendre un peu de force pour mieux résister dans les duels. Aujourd’hui, je compense un peu avec ma technique.

Mon point fort, c’est ma frappe de balle. Je travaille sans cesse pour atteindre le geste parfait. J’ai commencé à frapper de cette façon après avoir regardé beaucoup de vidéos de Cristiano Ronaldo. J’ai décortiqué son geste pour essayer de le reproduire. Cela m’a demandé beaucoup de travail. Après, il faut toujours un peu de réussite comme lors du dernier match à Picot face à Valenciennes. Il est difficile de prévoir une lucarne, mais pour la réussir, il faut tenter, prendre le risque.
C’est un exemple ! J’aimerai comme lui continuer à marquer des buts en Ligue 2 à 37 ans. Youss (Hadji) nous aide et nous parle beaucoup sur le terrain. Il me demande de faire le bon choix, de lever la tête,… C’est quelqu’un que j’écoute et que je respecte.
Être régulier. Après un bon match, il ne faut pas s’enflammer mais encore plus travailler. Les anciens veillent à ce que l’on garde les pieds sur terre. Alé (Yahia) m’aide aussi beaucoup.
Je suis quelqu’un d’optimiste qui prend tout du bon côté. Il y a quand même des choses plus graves dans la vie. J’espère juste continuer à marquer et aider l’ASNL à gagner un maximum de matchs. Une saison réussie se terminerait avec huit buts et une montée en Ligue 1 !