Gavanon: « Une équipe joueuse »

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Interviews · 28/04/2011 à 14:18
28/04/2011 • 14:18

Pour faire un résultat samedi soir au stade Bonal, Benjamin Gavanon veut priver son ancienne équipe de ballon et dévoile les atouts offensifs de la formation doubiste.

Face à Arles-Avignon, on avait l’impression que l’équipe a d’abord voulu prendre son temps puis a eu du mal à accélérer…

Le carton rouge nous a fait plus de mal que de bien. On était très bien entré dans le match et on a inconsciemment cru que cela allait être plus facile en supériorité numérique. Eux se sont regroupés et il a alors été difficile de trouver des intervalles. Ensuite, au fur et à mesure que le temps défile, on commence à s’affoler… Dans ce genre de match, il est important de marquer rapidement.

 

Le gardien d’Arles-Avignon a souvent tremblé, mais n’a pas eu beaucoup d’arrêts à faire car très peu de tirs ont été cadrés…

Comme ils jouaient bas, on aurait dû user davantage des tirs de loin afin de les forcer à sortir un peu plus. Car quand un joueur monte d’un cran, il crée presque forcément des brèches. On n’a pas assez tiré, pas assez cadré. Mais, cela se joue aussi sur des détails comme sur la frappe de John (Brison) en deuxième mi-temps.

Après un mois passé sur le banc de touche, tu es entré en jeu à la mi-temps. Cela ne doit pas être évident notamment au niveau du rythme…

Sur une mi-temps, on ne ressent pas de problème de rythme. Mais, c’est vrai que ce n’est jamais évident d’entrer en cours de match. En plus, cela changeait un peu la donne d’être en supériorité numérique car on avait plus le ballon que dans un match normal. De toute façon, quand on entre en jeu, on ne pense pas à tout cela. On a juste envie d’apporter quelque chose à l’équipe pour obtenir un bon résultat.

 

Ce samedi à Sochaux, cela sera forcément un match très différent voir complètement opposé puisque les Sochaliens aiment avoir le ballon…

C’est à mon avis ce qui nous convient le mieux. Nous sommes souvent plus à l’aise quand nous n’avons pas à faire le jeu. On l’a vu lors de notre match poussif contre Arles où l’on avait du mal à trouver les bons enchainements et à mettre du rythme. Sochaux possède une équipe joueuse qui n’aime pas se sentir étouffée. On sera mal barré si on les laisse trop jouer. Il faudra essayer de leur laisser le moins de temps possible avec le ballon.

 

C’est la deuxième meilleure attaque à domicile avec quasiment deux buts par match. Comment expliquer cette réussite offensive ?

C’est d’abord un entraîneur, pour l’avoir un peu connu lors de mon prêt, qui prend beaucoup de risques. Il nous arrivait de mener 1-0 à dix minutes de la fin et Francis Gillot faisait entrer un attaquant pour que l’on marque un second but. Avec cette philosophie, tu as forcément plus de chance de marquer. Ils sont ensuite beaucoup de joueurs portés vers l’offensive et qui créent beaucoup de jeu. Ils ont trouvé le bon compromis entre défense et attaque et possèdent enfin deux beaux bébés (NDLR : Ideye et Maïga) qui déménagent en attaque.

 

Mentalement, l’équipe n’a pas été trop touchée par cette contre-performance face à Arles-Avignon ?

Après le match, nous étions déçus, mais pas abattus. Nous sommes conscients du danger et avons envie de nous battre jusqu’à la fin. On a donc tourné la page d’Arles-Avignon et on est reparti cette semaine avec beaucoup d’envie et de détermination. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas battu le dernier dimanche dernier que nous ne ferons pas ce qu’il faut lors des prochains matchs.

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