Est-ce que Lens a été votre adversaire le plus coriace depuis le début de saison ?

Oui, car c’est une équipe qui allie puissance et technique ce qui est assez rare. Ils sont costauds, courent vite et savent manier le ballon. D’ailleurs, quand on leur a laissé le monopole du jeu, on s’est retrouvé rapidement en difficulté.
Battre une équipe aussi solide est une nouvelle preuve que l’ASNL a grandi cette saison ?

C’est peut-être la preuve que le club a franchi un palier car cette victoire a été âpre et difficile. Ce n’est en tout cas pas une victoire anodine. Nous avons aussi prouvé que nous avions retenu la leçon de Toulouse. En fin de match, nous n’avons pas hésité à balancer le ballon dans la tribune pour pouvoir respirer. Je suis très content de ce réalisme défensif.
Comment analyseriez-vous le jeu de l’ASNL ?

Je pense que notre équipe a deux visages différents. Quand nous n’avons pas le ballon, nous faisons preuve de beaucoup de rigueur, de discipline, de solidité et de solidarité. C’est dix joueurs de champ qui se battent pour récupérer le ballon. Une fois que ce ballon est en notre possession, nous mettons alors en avant d’autres valeurs comme par exemple beaucoup de mouvement et de bons enchaînements. On essaye alors de construire quelque chose de cohérent. Mais il est clair que nous puisons d’abord nos bons résultats dans notre rigueur défensive et notre état d’esprit. Toutes les équipes n’ont pas aussi faim que nous.

Votre troisième place après huit journées de championnat signifie quand même quelque chose…

D’abord une régularité dans nos performances. C’est un très bon bilan après huit journées mais il n’y a justement que huit journées. Nous pouvons très vite chuter au classement si nous nous reposons sur nos lauriers. Il est certain que de telles performances donnent forcément envie de rester en haut. Je suis persuadé que nous avons les qualités pour finir dans la première moitié du championnat. Il n’aurait d’ailleurs pas été volé de compter quatre points de plus avec un peu plus de concentration à Toulouse (2-2) et un peu plus de réalisme à Paris (0-0).
Quand tout est rose comme en ce moment, est-ce que l’on redoute des jours plus sombres ?

Je n’y pense, car je préfère savourer nos bons résultats, mais je sais que cela arrivera forcément. Il ne faut pas se voiler la face, même Lyon avec son effectif de très grande qualité a connu une période plus difficile la saison dernière. Il ne faudra alors pas baisser les bras et redoubler d’efforts pour renouer avec la victoire.
En comptant les matchs de coupe, tu as été titularisé cinq fois en onze matchs. C’est une grosse déception de ne pas jouer plus ?

Non car je suis conscient d’avoir eu un gros coup de fatigue après le match contre Auxerre. C’était peut-être le contrecoup de la préparation d’avant-saison. Il est certain que j’ai toujours envie d’être sur la pelouse même si ce n’est que dix minutes en fin de match pour apporter quelque chose à l’équipe. Vu le nombre de matchs, il est clair que l’effectif doit tourner donc cela ne me pose aucun problème. En tout cas, contre Lens, je me suis senti très bien physiquement.

À 32 ans, tu as encore plusieurs années de haut niveau devant toi…

J’y compte bien. J’arrêterai ma carrière professionnelle quand je ne prendrais plus de plaisirs à aller m’entraîner le matin. Aujourd’hui, mon envie est toujours intacte et elle est même décuplée par nos bons résultats. L’été dernier, j’ai signé un contrat de deux ans et je compte bien continuer à m’investir au maximum pour aider mon club.
L'actualité de la semaine, c'est aussi le tirage au sort de la coupe de l'UEFA...

C’est un bon tirage car il y avait pire. Je pense que cela va être un groupe ouvert avec Feyenoord comme favori. En tout cas, nous avons une chance de passer. Il faudra être sérieux. Je suis aussi très heureux de retourner jouer en Angleterre.
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