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« Pouvez-vous expliquer la règle du hors-jeu aux filles » demande Bénédicte d’une voix calme et posée. David Sauget est embarrassé puis se saisit d’une craie et dessine un schéma sur le tableau noir. En deux minutes, les filles ont tout compris. « Elles sont sous le charme » explique tout simplement Flavien, un petit blond avec un maillot de l’ASNL. La visite d’un joueur professionnel à l’école René-Cassin de Gondreville est tout de même assez inhabituelle.
Tout est parti d’une simple lettre envoyée par la classe de CM1 au service communication du club. « Le but était d’abord de les faire travailler sur la rédaction d’un courrier, explique la maîtresse. Le football était le support idéal pour intéresser les garçons et également parler de fair-play. Je les ai toutefois prévenus de ne pas attendre grand-chose de cette demande d’interview. »
« Je ne suis pas Ronaldinho »

Pourtant, quelques semaines plus tard, David Sauget se trouve bel et bien en face d’eux et répond à toutes leurs questions. « Pourquoi êtes-vous devenu footballeur ? Parce que la génération de Papin et Waddle me faisait rêver. Quelle est la technique que vous maîtrisez le mieux ? Je ne suis pas trop technique, rigole David. Je ne suis pas Ronaldinho. » Les élèves écoutent les réponses avec beaucoup d’attention. Ils apprennent par exemple que David Sauget souhaite couper avec le football après sa carrière et peut-être se reconvertir dans l’immobilier en travaillant avec sa femme qui est notaire.

« Les questions ont été longuement préparées, souligne madame Sylvetti. Les enfants y ont réfléchi seuls puis en groupe afin de proposer un questionnaire varié. Ils étaient beaucoup plus motivés que d’habitude ». L’interview se termine. David parle de sa pratique du kick-boxing pendant ses deux années à Bastia ou des menus lors des mises au vert les jours de match. « C’est toujours pareil : quiche aux poireaux, viande blanche, pâtes, purée et yaourt. »
« C’est une idole »

Sit ôt les remerciements terminés, les enfants sages vont alors se transformer en de redoutables chasseurs d’autographes. « Il est vraiment très gentil » soulignent Antoine et Elodie. La petite fille ajoute même qu’elle s’en souviendra toute sa vie. « Je l’ai beaucoup vu à la télévision, insiste Carmen. On a été un peu moins sérieux que d'habitude, car on était tous excités de le recevoir. C’est une idole. »
Le joueur dédicace toujours et encore des magazines, des posters, des feuilles blanches, des casquettes, des sacs d’école, des maillots,… La maîtresse est même obligée de freiner ses élèves pour éviter de voir la griffe « David Sauget » sur tous les vêtements. Les parents ne sont peut-être pas tous des fans !

Après une dernière photo et une partie de foot dans la cour de l’école, David Sauget se souvient avec nostalgie de ses années à l’école primaire d’Aumont dans le Jura : « C’était une classe unique avec une ambiance très familiale. Je n’étais pas un élève très discipliné, plutôt un petit malin qui aimait faire des bêtises. »
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