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Présentation
 
  11 septembre 2006

Les joueurs du centre de formation de l’ASNL ont repris les cours dans de nouveaux locaux flambant neufs. Ghislain Renault, le directeur de l’école technique privée du club, est ravi.

   
 

Cette rentrée dans des locaux flambants neufs doit vous réjouir…

Les travaux étaient très attendus. Il était urgent d’améliorer nos infrastructures. Nous allons maintenant pouvoir travailler dans de meilleures conditions. Ces locaux sont plus lumineux, plus spacieux, ce qui nous offre un plus grand confort. Le climat devrait donc être plus favorable au travail.

Depuis combien de temps l’école existe-t-elle?

Sous cette forme, elle existe depuis 1990. Auparavant on avait une formation CAP des métiers du football. En France, les écoles existent depuis 1973, d’abord sous le nom de conservatoire du football. Ils enseignaient simplement quelques cours de CAP. Nous avons commencé à préparer des diplômes BEP et BAC à partir des années 1990.

Mais quelle est l’origine de sa création ?

On a constaté que les garçons devaient s’entraîner une à deux fois par jour et que les structures scolaires classiques ne pouvaient pas permettre ces entraînements. Il fallait donc quelque chose d’adapté et surtout une structure flexible.

Depuis combien de temps occupez-vous ce poste ?

J’entame ma quinzième année en tant que salarié du club et ma treizième année en tant que directeur de l’établissement. Je suis professeur de mathématiques et d’économie droit. Pour occuper ce poste, il faut être vraiment passionné et avoir une certaine foi en l’enseignement.

Comment fonctionne cette école privée ?

Quarante-sept élèves de 15 à 19 ans sont inscrits sur les registres de l’établissement. Ils sont répartis en huit classes. Nous avons de jeunes Lorrains, mais pas seulement car le centre de formation recrute également en région parisienne et un petit peu partout en France. La plupart des élèves viennent tout de même du grand Nord-est. Il faut savoir que l’on recrute des sportifs et non pas des élèves. Moi ensuite, je m’adapte à la sélection.

Comment s’organise leur planning ?

Ce qui caractérise notre structure, c’est sa flexibilité. On peut s’adapter à toutes situations. Cela signifie que si l’entraîneur décide d’avancer un entraînement, on peut modifier l’emploi du temps. S’il décide de les laisser libres, on peut utiliser la tranche horaire pour composer un retard dans la préparation des examens. Nous pouvons également travailler pendant les vacances scolaires. Notre mission est de préparer l’élève à affronter l’examen dans les meilleures conditions possible.

Le redoublement ou le passage d’une classe existent-ils ?

Nous fonctionnons exactement comme un établissement public, c'est-à-dire avec des conseils de classe, des redoublements éventuels et une orientation à choisir à partir de la seconde. Nous avons les autorisations d’enseignement qui sont délivrées par le rectorat mais la structure est privée ce qui signifie que les professeurs sont payés par l’A.S.Nancy-Lorraine. Mon équipe pédagogique, composée de dix-sept professeurs, est relativement stable ces dernières années.

Quelles sont les possibilités d’études ?

Nous disposons d’une structure de lycée classique : seconde, première, terminale pour des baccalauréats STG (sciences et technologie de la gestion) ou ES (économie). En ce qui concerne le domaine professionnel, il existe différents cursus en BEP ou CAP. Notre priorité est de leur assurer une reconversion en cas d’échec sportif afin qu’ils puissent réintégrer un cursus classique dans un lycée.

Quels sont vos atouts par rapport à une structure classique ?

Il faut savoir que le volume horaire de cours est réduit à 18h par semaine contre près de 30h dans les autres établissements. Il y a des moments où l’on peut moins leur demander parce que la fatigue physique est très importante d’où l’intérêt de proposer des cours denses et synthétiques. Ce qui fait notre force finalement, c’est ce taux d’écoute, de concentration mais aussi des effectifs réduits avec seulement quelques élèves par classes.

L’association du sport et des cours est-elle facilement gérable ?

Le football vient bien sûr tout compliquer et l’objectif prioritaire est bien sûr la réussite sportive. Il faut donc que nous, adultes, on leur fasse comprendre que c’est important de préparer l’avenir et de ne pas faire que du football. À l’âge de 16 ans,  on ne peut pas vivre du football. Il faut s’ouvrir l’esprit, se former, préparer des diplômes afin de rebondir en cas d’échec sur le terrain. Nous sommes là pour les orienter, leur montrer le chemin.

Quel est le taux de réussite de vos élèves aux examens ?

Sur les quinze dernières années, notre taux de réussite oscille entre 80 et 85 %.

Est-ce qu’il y a beaucoup de joueurs pros de l’équipe actuelle qui ont été scolarisés dans votre école ?

Ils sont une dizaine : Bracigliano, Sorin, Diakhaté, Blancalani, Brizon, Chrétien ou Zerka. Certains ont obtenu le baccalauréat avec mention ce qui est un peu notre fierté.

Texte et photos: Aline Gigoux.

   
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