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Présentation
 
  19 mars 2008
Quatre derbys se détachent parmi les vingt-trois disputés en L1 ou L2 à Marcel-Picot. Par l’ampleur de leur score ou par leur suspens insoutenable, ils ont incontestablement marqué plusieurs générations de supporters lorrains.
   
 
LE PLUS RECENT

Samedi 17 septembre 2005 : Nancy-Metz (1-1)
L’AS Nancy-Lorraine vient de retrouver la Ligue 1 après cinq saisons à l’étage inférieur. Le début de championnat est difficile. Nancy joue bien mais perd ses quatre premiers matchs. Les hommes de Pablo Correa se vengent sur les Rennais et leur infligent un cinglant six buts à zéro dans un stade Marcel-Picot bouillant. Après une nouvelle défaite à Ajaccio (1-0), ils reçoivent donc le FC Metz en position de relégable. La pression est toute aussi grande sur les épaules des grenats, lanterne rouge avec seulement trois petits matchs nuls en six matchs.

Les supporters nancéiens abordent la rencontre avec une grande confiance et le stade Marcel-Picot affiche complet avec 20 052 spectateurs. Une minute suffit à André Luiz pour ouvrir le score. « Sur une transversale au milieu de terrain, j’intercepte le ballon et le donne à Eli Kroupi, se souvient le Brésilien. Je continue l’action. Eli me rend le ballon en profondeur et je marque face au gardien. C’était le scénario idéal, mais nous savions tout de même que cela ne pouvait pas être aussi simple. L’adversaire ne lâche jamais dans un derby. Nous avons donc essayé de garder ce but d'avance, mais nous n’avons pas réussi. » À un quart d’heure de la fin, Sébastien Renouard égalise. Les deux équipes partagent les points et restent au fond du classement en compagnie de Strasbourg. Les équipes de l’Est débutent mal le championnat…


LE PLUS IMPORTANT

Vendredi 9 avril 1999 : Nancy-Metz (1-0)
Prévue en février, la rencontre a été reportée au mois d’avril. L’ASNL, qui lutte pour se maintenir en première division, reçoit donc coup sur coup Strasbourg et Metz. Le premier match, contre les Alsaciens, ne se passe pas très bien. Laurent Moracchini et Bertrand Laquait sont expulsés. Nancy arrache tout de même le nul grâce à un but de son goleador Pablo Correa.

Dix-septième du classement, avec un match en retard, Nancy ne devance Lorient, le premier relégable, que grâce à sa différence de but. La situation est presque aussi délicate pour Metz, quatorzième avec seulement deux points de plus que son voisin lorrain.
« Ce n’était pas très confortable, d’autant plus que nous n’avions pas souvent gagné contre Metz les années précédentes » se souvient Paul Fischer.

15 667 spectateurs assistent à ce derby. L’ASNL ouvre le score en fin de première période par Samuel Wiart. Servi par une remise de la tête de Tony Cascarino, il loge le ballon entre les jambes de Lionel Letizi. La minute suivante, Mehdi Meniri est expulsé par Jean-Claude Puyalt. Il a frappé Ludovic Asuar, après un accrochage dans la surface.

Paul Fischer était titulaire en défense :
« Nous avons lutté pendant toute la seconde période et finalement bien résisté malgré notre infériorité numérique ». Grâce à cette victoire précieuse, Nancy fait un petit pas supplémentaire vers le maintien. Un mois et demi plus tard, l’équipe de Laszlo Bölöni termine à la onzième place du classement.


LE PLUS FACILE

Mercredi 9 mars 1983 : Nancy-Metz (4-0)
Les deux équipes sont bien calées dans le ventre mou du classement. Nancy devance tout de même Metz d’un point et vient de réussir plusieurs très bons résultats : de larges victoires à Brest (0-3) puis face à Lyon (5-2) et un match nul à Laval (0-0). Pourtant, seuls 7 560 spectateurs assistent à ce derby. La première mi-temps est surtout marquée par la maladresse des attaquants. Les Messins Vincent Bracigliano (10’), Abdelkrim Krimau (15’) et le Nancéien Robert Jacques (25’) manquent des buts faciles. Ruben Umpierrez est plus adroit et ouvre le score juste avant la mi-temps (44’).

Dès le retour du vestiaire, le meneur de jeu uruguayen réalise un slalom époustouflant sur le côté droit. Le ballon arrive finalement à Paco Rubio qui double la mise (46’). Après une belle occasion de Philippe Hinsberger, Paco Rubio inscrit le troisième but et réussit un doublé (75’). Le dernier but est inscrit par Thierry Meyer, d’un retourné qui lobe Wantz (77’).


« Nous n’avons pas témoigné d’une aussi grande maîtrise que le score peut laisser penser,
tempère Hervé Collot, l’entraîneur nancéien à l’époque. Nous avons eu beaucoup de chance sur cette rencontre. Durant mes deux années sur le banc de touche nancéien, nous n’étions pas forcément plus forts que nos voisins messins, mais nous avons gagné les quatre derbys. Il y avait alors plus de respect entre les supporters des deux camps. Je regrette aujourd’hui toute cette violence verbale et parfois physique qui envahit les tribunes. »


LE PLUS CRUEL

Samedi 25 janvier 1997 : Nancy-Metz (2-3)
C’est le premier match après la trêve hivernale. L’ASNL a bouclé l’année 1996 avec une belle victoire au Havre (1-3) grâce à un triplé de Tony Cascarino. La situation est toutefois toujours très préoccupante. Avec seulement quatre victoires, l’ASNL occupe la dix-neuvième place du classement et lutte pour se maintenir en première division. Le FC Metz vit une saison beaucoup plus tranquille et peut même espérer accrocher un ticket pour l’Europe.

Le stade Marcel-Picot ne fait pas le plein et accueille seulement 14 658 spectateurs. Robert Pires ouvre le score en première mi-temps et Jocelyn Blanchard double la mise au retour des vestiaires. La rencontre bascule finalement en trois minutes. Entre la 81ème et la 84ème minute de jeu, Eric Rabesandratana fait trembler à deux reprises les filets.
« C’était deux buts assez similaires avec des enchaînements contrôle et frappe » précise le buteur nancéien.

L’ASNL pense tenir son point du match nul, mais durant le temps additionnel, un contre rapide des grenats se termine par un troisième but de Jocelyn Blanchard.
« Nous sommes passés d’une immense joie à une énorme frustration, car cette défaite nous affaiblissait encore un peu plus au classement, se souvient Eric Rabesandratana. Il y avait toujours une effervescence particulière autour des derbys. Cela concernait surtout les clubs, mais finalement cela poussait aussi les joueurs à se transcender. Le déroulement de cette rencontre l’a rendue encore plus passionnante. »

   
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