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Comment est née ta passion pour l’ASNL ?

Mon père m’emmenait régulièrement voir des matchs à St-Symphorien et à Marcel-Picot mais mon cœur a toujours battu pour Nancy. J’écoutais aussi les matchs à la radio sur RTL. Chaque défaite était alors vécue comme un drame avec même quelques larmes. Aujourd’hui, je réagis différemment et peux être heureux de la prestation des joueurs même en cas de défaite.
Pourquoi avoir choisi d’intégrer l’ASNL F@ns Connexion ?

Je suis là depuis la création de ce groupe de supporters. C’est un peu comme ma famille maintenant. C’est un groupe qui me ressemble, car il revendique son fair-play. Je suis en fait un garçon sans histoires qui aime retrouver d’autres supporters dans une ambiance sympa. Je n’ai aucune fonction dans le groupe. Je suis juste à sa disposition. Je tiens d’ailleurs à remercier tous ceux qui travaillent dans l’ombre pour organiser les déplacements ou les tifos. Notre objectif est d’être sur tous les terrains où joue l’ASNL. Trois d’entre nous étaient d’ailleurs à Donetsk.
 Quel est ton rôle les soirs de match ?

Je suis le « capo » du groupe c'est-à-dire que je suis chargé de lancer les chants dans la tribune et de mettre de l’ambiance. C’est parfois très difficile, car les supporters adverses se trouvent juste à côté de nous. Mais, quand ils sont décidés, les supporters de la tribune Schuth sont chaleureux et peuvent jouer leur rôle de douzième homme.
Pourquoi torse nu ?

On me le demande souvent. C’est juste une histoire de motivation. En fait, je suis une sorte de baromètre. Quand l’équipe joue bien, je me mets torse nu, car je suis fier d’être nancéien. Quand c’est moins bien sur le terrain, je me rhabille.
Tu n’as jamais froid ?

La première fois, c’était à Grenoble avec une température négative. J’ai voulu imiter des copains et me suis alors rendu compte que le froid n’est rien à partir du moment où l’on bouge beaucoup. Je n’ai donc pas froid, mais je déconseille aux spectateurs qui sont statiques en tribune de m’imiter.
Ton pire souvenir de supporter ?

Il n’y a pas de mauvais souvenirs, juste des regrets comme à Toulouse ou à Lyon en coupe de la Ligue.
Ta plus grande émotion ?

C’est la montée en Ligue 1 avec Monsieur Pablo Correa. J’ai vraiment un profond respect pour notre entraîneur et j’étais très heureux et très fier de notre équipe. Mais, chaque match gagné est aussi une grande émotion.

Ton joueur préféré ?

Je n’ai pas vraiment d’idole. Chaque joueur a son style et je les respecte tous. J’avais quand même un faible pour Franck Gava. Il avait une bonne vision du jeu, mais sa carrière a été malheureusement brisée par une blessure. Dans l’équipe actuelle, c’est Bianca qui m’attire le plus. C’est celui qui représente le mieux le club. Il est fidèle et courageux. C'est un meneur.
Comment imagines-tu ton avenir en tant que supporter ?

Il est certain que je suivrai toujours les matchs de Nancy. Depuis le début de saison, j’alterne mon rôle de « capo » avec un jeune d’une quinzaine d’années. Jonat a l’avenir devant lui et réalise déjà de bonnes prestations. A 31 ans, je dois commencer à penser à la retraite. Je me consacrerai ensuite un peu plus à ma deuxième passion qui est la musique. Je joue en effet dans une fanfare à Damelièvres...
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