| |
« En intégrant l’équipe des 13 ans, les jeunes quittent l’école de football pour entrer dans le cycle de préformation, annonce le coach Alain Maire. Le terrain devient plus grand, ils passent de neuf sur un terrain réduit à onze sur un grand terrain, et les mi-temps sont plus longues, de 25 à 35 minutes. C’est donc une étape importante dans leur parcours. »
Nés en 1994 et scolarisés en classe de cinquième, ces jeunes footballeurs rêvent tous de défendre les couleurs de l’ASNL en Ligue 1. Pour cela, ils s’entraînent quatre jours par semaine et bénéficient d’horaires aménagés dans la section sportive du collège Georges-de-la-Tour ou à l’institution St-Joseph de Laxou. Du lundi au jeudi, à l’heure du goûter, ils rangent cahiers et crayons pour enfiler le maillot de l’ASNL, obligatoire à chaque entraînement. « Ce sont des journées chargées et ils doivent être parfaitement organisés, explique Alain Maire. D’autant plus qu’ils terminent très fatigués tous les entraînements et doivent ensuite rentrer chez eux pour faire leurs devoirs. Ils ne doivent pas négliger l’école car tous ne deviendront pas professionnels. Un ou deux, cela serait déjà très bien. »
Les valeurs du club

L’équipe professionnelle est au centre de toutes les conversations. Alain Maire utilise d’ailleurs l’image très positive de la bande à Correa pour forger un esprit club à ses joueurs. « Nous devons nous inspirer de leur rigueur défensive, de leur puissance mais surtout de leur jeu collectif. C’est l’une des grandes valeurs du club. Dans les tournois internationaux de jeunes, Nancy est l’une des équipes qui jouent au ballon. C’est toujours très positif. » Mais pour construire de beaux mouvements collectifs, il faut une maîtrise parfaite du ballon. « C’est pour cela que notre gros travail avec les 13 ans concerne d’abord l’aspect technique, enchaîne le technicien. Nous nous entraînons presque tous les jours pour insister sur la répétition des gestes. Au niveau tactique, il faut d’abord leur apprendre à bien se repérer sur un terrain à onze ».
Savoir s'adapter

Contrairement aux années Bölöni, aucune consigne particulière n’est donnée aux entraîneurs concernant le système de jeu à adopter. C’est même plutôt l’inverse puisque le staff technique prône la diversité. « Notre seule obligation, une défense en zone, est plutôt dictée par l’évolution du football, souligne Alain Maire. Je me sens toutefois un peu obligé de faire référence à la façon de jouer des pros mais mes joueurs doivent surtout savoir s’adapter. » Dans ce domaine, l’entraîneur des 13 ans est d’ailleurs agréablement surpris par cette génération 94 qui a rapidement trouvé ses marques sur le grand terrain. Car même s’il n’existe aucune pression sportive, Alain Maire aime gagner et essaye d’inculquer cette soif de victoire à ses joueurs. « C’est indispensable pour être un bon footballeur. Mais le résultat ne passe pas en priorité. Je ne forme pas une équipe pour gagner mais des individualités pour qu’ils passent professionnels. C’est notre rôle. »
|