Revenu à Nancy pour aider le club dans sa lutte pour le maintien mais aussi pour se relancer, Sébastien Puygrenier est prêt à encadrer les jeunes.
Je le ressens et c’est pour cela que je veux me donner à fond pour le foot pendant ses six mois. Je dois aider l’ASNL à rester en Ligue 1 et du même coup me relancer. En tout cas, cette pression ne me dérange pas et je ne me prends pas la tête avec cela. Je suis un bosseur et j’ai confiance en moi.
Je ne cherche pas à copier mes prestations de l’époque, mais juste à être performant. Le contexte est de toute façon très différent. Lors de ma dernière saison en 2007/2008, j’étais sur un nuage et je profitais de l’euphorie de l’équipe. On a vraiment fait de belles choses durant cette période.
C’est vrai que cela peut être un frein au niveau mental et conduire à une perte de confiance. Nous sommes plusieurs à avoir connu cela à Monaco. Jouer avec la peur au ventre complique les choses. C’est pourquoi il est important d’être tous solidaires. Le coach a insisté là-dessus ces derniers jours.
C’est très important pour les équipes en difficulté, mais le résultat se joue aussi sur de petits détails. Ce sont aussi des matchs qu’il faut savoir ne pas perdre. Cela a par exemple été compliqué contre Lorient puisque l’on n’a pas touché le ballon, mais on a eu le mérite de ne rien lâcher. Cela nous a permis d’arracher un point. C’est positif.
J’ai surtout besoin de retrouver des repères dans une défense à cinq. Le coach m’en a parlé, car j’étais un peu perdu lors du premier match à Rennes. Je sors en plus d’une période de six mois sans jouer. J’ai besoin de travailler et c’est en effet une bonne chose de bénéficier d’un peu plus de temps pour cela.
Même si ce n’est pas forcément ma nature, j’ai mûri et m’en sens capable. Nous ne sommes que quelques anciens avec Daniel Niculae, André Luiz ou Damien Gregorini. Mon rôle est donc aussi de parler, d’aider et d’encadrer les jeunes.
