Capitaine de l’équipe féminine de l’ASNL, Aurélie Drouant dresse le bilan de la coupe du Monde. Âge de 26 ans, cette consultante dans le civil se réjouit de la belle image laissée par les Bleues et espère voir arriver plein de petites filles sur les terrains de foot.
C’est en effet une satisfaction au niveau du résultat, mais aussi une petite déception, car elles auraient pu accéder à la finale. Face aux Américaines, elles ont juste manqué d’un peu de réalisme. Le score final (1-3) est un peu sévère. J’avais déjà suivi cette équipe de France lors des matchs de qualification et je connaissais son niveau. Après avoir vu les premiers matchs de cette coupe du Monde, j’ai tout de suite pensé qu’elles avaient les moyens d’aller loin.
On s’est organisé cela avec d’autres filles de l’ASNL et remercions au passage la Ligue Lorraine de Football qui nous a aidé à trouver des places. Nous avons d’ailleurs eu la chance de voir les filles à l’hôtel et de vérifier qu’elles sont toujours très abordables. Rien avec voir avec les Bleus ! Quant au match face aux Anglaises avec la séance de tirs au but, cela reste un souvenir mémorable. Nous avons regardé leurs autres matchs au Soccer City et je me suis abonnée au site internet d’Eurosport pour suivre toute la compétition. Je n’ai dû manquer que deux ou trois rencontres de cette coupe du Monde. D’ailleurs, je m’intéresse davantage au football féminin que masculin.
Je n’ai pas été surprise par leur niveau de jeu, car je connais bien cette équipe de France depuis un moment. Cela n’a plus rien à voir avec l’équipe d’il y a six ou sept ans. Le sélectionneur Bruno Bini y est pour beaucoup. C’est lui qui a soudé ce groupe et lui a donné cet incroyable mental.
C’est une petite victoire pour toutes les footballeuses de voir que des pros apprécient notre sport. Il faudrait maintenant que les grands dirigeants s’en inspirent et créent des sections féminines. C’est le cas à l’ASNL mais pas encore dans tous les clubs.
Les deux. Lors de cette coupe du Monde, tous les matchs étaient agréables à regarder. L’Allemagne et les États-Unis, qui proposent déjà un football de haut-niveau depuis plusieurs années, ont été rejoints par toutes les autres équipes. Il n’y a d’ailleurs pas eu de scores fleuves durant la phase de groupe et les qualifications avaient déjà été serrées. Chaque nation possédait un petit quelque chose. J’ai par exemple été surprise par la Guinée équatoriale et son attaquant avec des tresses vertes.
Je l’espère. Mais, pour cela, il faut plus de moyens pour les encadrer. Mes parents ont hésité longtemps avant de me laisser m’inscrire et j’ai finalement signé ma première licence à 17 ans. Ce n’est pas évident de laisser sa fille dans un groupe de garçons avec un homme comme entraîneur. Cela serait pareil pour un garçon dans une équipe de filles. C’est pourquoi il est important de développer les structures des sections féminines.
Je le pense et c’est pourquoi je reste ici. Nous avons un gros potentiel, un bon encadrement et des filles plus jeunes qui poussent à la porte de l’équipe première. Il faut maintenant remonter en D2. C’est notre objectif cette saison. La saison dernière, on s’est vite rendu compte que notre groupe n’était pas assez étoffé pour tenir la route tout au long du championnat. Cela doit être le cas cette année puisque le staff essaye de recruter de nouvelles joueuses pour que le coach puisse compter sur un groupe d’une vingtaine de footballeuses. Il faut suivre le chemin tracé par l’OL.
La section féminine recrute pour cette nouvelle saison. Les filles intéressées peuvent envoyer un mail à asnlfeminines@live.fr ou contacter le vice-président Jean-Michel Serin (06 80 75 18 12) ou le responsable technique Gérome Henrionnet (06 07 97 26 50) pour obtenir plus de renseignements.